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Femmes et ruralités : en finir avec les zones blanches de l’égalité

Femmes et ruralités : en finir avec les zones blanches de l’égalité

SOUTENIR LES RÉSEAUX FÉMININS ET L’INTÉGRATION DES FEMMES AU SEIN DES INSTANCES CONSULAIRES

La délégation s’attache à mettre en avant l’importance des réseaux féminins dans tous les domaines. Elle invite à davantage communiquer sur le rôle des réseaux de femmes entrepreneures pour inciter les femmes à les rejoindre.

L’intérêt d’un réseau féminin tient au fait qu’il permet de s’identifier mais également de révéler ses forces et ses faiblesses avec authenticité. Assumer ses faiblesses est important dans les territoires ruraux car l’entrepreneuriat féminin s’inscrit souvent dans une démarche de reconversion. Des femmes auparavant salariées, en quête de sens et souhaitant avoir un impact à travers leur activité, se lancent ainsi dans l’entrepreneuriat.

Marie Eloy devant la délégation

La délégation tient à mettre en avant plusieurs réseaux dont elle a pu rencontrer des représentants ou dont les initiatives ont été portées à sa connaissance : 

  • Femmes des territoires, cofondé par l’association Femmes de Bretagne et la Fondation entreprendre, a pour objectif de permettre à 75 000 femmes de créer leur entreprise en sept ans. Quarante antennes ont été créées dans les territoires ruraux en un an malgré la crise du Covid-19. Ce réseau met les femmes en lien les unes avec les autres et leur permet de partager leurs compétences ;
  • Bouge ta boîte est destiné aux dirigeantes d’entreprise dont la société compte plus de trois ans d’existence. Ce réseau organise 400 réunions de travail par mois dans 120 villes, touchant environ 1 700 dirigeantes d’entreprise. Il a récemment signé un partenariat avec les chambres des métiers et de l’artisanat afin de promouvoir la mixité ;
  • Force Femmes accompagne et soutient gratuitement les femmes de plus de 45 ans au chômage, inscrites à Pôle emploi depuis moins de deux ans, dans leurs démarches de retour à l’emploi salarié ou de création d’activité ;
  • la Fédération Les Premières est un réseau national de dix incubateurs implantés en France métropolitaine, ultramarine et au Luxembourg. Ce réseau accompagne les femmes et les équipes mixtes dans la création et le développement d’entreprises innovantes ;
  • Femmes chefs d’entreprise France (FCE). Comme l’a indiqué devant la délégation Delphine Deserier, gérante du Cottance café (Loire), membre du réseau Femmes chefs d’entreprise France (FCE), ancienne présidente de la délégation FCE 31, il s’agit du « plus vieux réseau féminin de dirigeantes au monde. Il a été créé en 1945 après que des femmes avaient dû reprendre l’entreprise de leur mari décédé ou blessé à la guerre. Ces femmes ont d’emblée mis en avant la nécessité de s’entraider, de partager et d’échanger sur les difficultés rencontrées au niveau de l’entreprise mais aussi sur le plan personnel. » Ce réseau est aujourd’hui présent dans plus de soixante départements en France et dans plus de cent pays dans le monde ;
  • Action’elles accompagne les femmes entrepreneures, de l’idée au développement de l’entreprise, via la formation et la mise en réseau dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Ile-de-France et Nouvelle-Aquitaine ;
  • Dirigeantes Actives 77 est un réseau de femmes cheffes d’entreprises en Seine-et-Marne ;
  • dans les Pyrénées-Atlantiques, l’association Femmes de valeur, valeurs de femme met en lien les entrepreneures (entraide, formation, information droits) ;
  • Des elles pour l’entreprise mène des actions en Loire-Atlantique pour des rencontres entre « des femmes ouvertes à des métiers dits masculins et des entreprises ouvertes à de nouvelles solutions ».

Recommandation n° 25 : Faire connaître dans les territoires ruraux le rôle des réseaux féminins d’entrepreneures, afin d’inciter les femmes à les rejoindre.

La délégation estime également nécessaire d’assurer une meilleure représentation des femmes au sein des instances consulaires et organisations professionnelles.

Alain Griset a indiqué devant la délégation : « nous pouvons envisager une « représentation fléchée » pour les femmes dans les grandes organisations interprofessionnelles, telles que le MEDEF, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P) ».

Recommandation n° 26 : Imposer une plus grande mixité au sein des instances consulaires et des organisations interprofessionnelles.

Source: SÉNAT

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